C’est sur cette injonction vibratile de Ernst Zürcher, ingénieur forestier, chercheur en science du bois et auteur du livre « L’Arbre, entre visible et invisible », que JUIN JARDINS souhaitait amorcer la 21e édition du festival, associant science et poésie à paix et résilience.
Car à travers la marche, Ernst Zürcher nous invite à ressentir, au rythme de ses pas et de sa respiration, la nature, le paysage, la forêt, les êtres vivants qui l’habitent et leur sagesse ancienne.
Cette connexion cosmique qui nous traverse et fait « vibrer le pouls de la terre » au sens propre du cosmos qui nous entoure, nous enjoint à la nécessité de résister aux dissonances du monde contemporain et à tisser des liens entre visible et invisible, pour une paix que nous espérons collective et fraternelle.
Si en 2025 nous fêtions les 20 ans du festival Cahors Juin Jardins dans la joie et l’enthousiasme d’une étape qui ancrait l’événement sur deux décennies, l’année 2026 est plus réflexive, modeste, soucieuse des changements qui se préparent, consciente de l’effort qu’il va falloir fournir et soucieuse d’encourager un partage plus équitable et paisible entre les vivants, humains, non humains.
Artiste paysagiste, Alice Freytet est reconnue, tant pour ses dessins paysagers – les rouleaux de paysage, que pour ses créations à partir de matières végétales. Envolée Vibrante qu’elle propose dans le cadre du festival est un projet collaboratif (écoles, jardins privés, Jardins paysage). Sculptures tressées en végétaux, membranes de papier et bambou.
Où : Allées Fénelon, square Jouvenel
Quand : du 5 au 7 juin
Entre Causse et Vallée du Lot, de la Bouriane au Quercy Blanc jusqu’à la Limargue, les villages s’égrènent, racontant leur territoire à travers les Jardins paysages ou au creux de jardins privés. Une recette pour chaque histoire ! Le goût du paysage se savoure avec nos pupilles et nos papilles.
Où : Allées Fénelon
Quand : Vendredi 5 juin, 19h

Disorient Express est un film en images générées par intelligence artificielle qui prend pour cadre l’Orient Express de 1913. Un voyage dans une mémoire qui n’a jamais existé, des voyageurs fantômes, des paysages traversés à toute vitesse, entre rêve et disparition.
Rencontre avec le public – Expo vente de
tirages sur site
Où : Chapelle du Foyer Lamourous
Quand : Vendredi 5 et dimanche 7 juin
La Cie Apou (Alderic Doyen, Justine Grange, Elodie Laaziz, Javier Dou Mateu) Danse et cirque aérien s’entrelaceront pour faire surgir un espace où les identités se métamorphoseront et où les frontières seront brouillées. Les performeureuses nous entraîneront dans l’histoire d’un rythme, un interstice où tout se joue, dans la subtilité et l’éloge du mouvement répété sur les vagues d’une création sonore en live.
Où : Rue Daurade
Quand : Dimanche 7 juin de 11h30 à 14h30
Une résidence d’une semaine autour de l’écoute profonde, de la résilience sonique et de la communication para-verbale, pour explorer les pouvoirs des sons et leurs possibilités de mélange. Au fil de ce processus apparaît une partition composée de formes, d’ambiances, de codes et de jeux avec un cluster de musiciens.
La Galaxie des Plantes sera visible depuis la terre, et plus exactement sur les allées Fénelon (44°26’42.7»N 1°26’24.5»E) le soir de l’inauguration du festival à 21h.
Où : Allées Fénelon
Quand : Vendredi 5 juin, 21h

Aurore Valade explore les pulsations du sol là où le minéral, le végétal et le vivant interagissent pour créer des territoires sauvages et anthropisés. Elle décompose alors ses photographies en fragments, telles des strates sédimentaires.
Ce travail est le fruit d’une collaboration avec Benjamin Gilles, chercheur en informatique graphique, qui a conçu un algorithme pour associer en palimpseste ces millions de fragments d’images.
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Le couple chimérique, composé de deux cerfs grandeur nature et drapé d’une nuée d’oiseaux en symbiose se pose cette année dans une nature contemporaine et bienveillante aux Archives Départementales de Cahors
Où : Jardin des Archives Départementales, rue des Cadourques
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Pour Camille Charnay, dessiner consiste à entrer dans le temps végétal. Une temporalité lente, qui engage une qualité d’attention particulière.
Centimètre par centimètre et strate par strate, le dessin se construit en suivant les rythmes de la plante.
Le dessin ne représente pas seulement la plante, il révèle la complexité organique des volumes de ce Tillandsia xerographica.
Où : Le Chai, avenue André Breton
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
En 2014, Juin Jardins découvrait le projet « Huis-Clos », série de photographies plasticiennes coréalisées par Amélie Chassary et Lucie Belarbi.
Ce Huis-Clos inscrit les personnages dans les rituels et les coutumes familiales. Le déjeuner sur l’herbe a généré une résidence avec Juin Jardins et les élèves du Lycée Saint-Étienne.
Où : Allées Fénelon
Quand : Du 5 au 14 juin
En 2024, Côme Di Meglio installait deux sculptures en vannerie dans le cloître de la cathédrale, entrant en immersion et en relation mystique avec son esthétique et sa dimension sacrée. Les niches, inserts, chapelles de cette architecture gothique, ainsi que la récurrence du végétal et de l’entrelacs, imposaient un geste d’attention, de patience et de contemplation.
Où : Jardin du Bord de l’Eau, avenue Guynemer
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
C’est un clown et son médium principal est le collage et la performance. Artiste visuelle et performeuse, Emmanuelle Chognot se plaît dans l’urgence et l’improvisation.
Elle s’outille d’objets sans objet, d’un rien, d’un peu, de friche, embarque les gens mine de rien, éclate de rire et fouine les fondements du théâtre du mouvement : le costume, la marche et le masque.
Où : Déambulation libre
Quand : Vendredi 5 et samedi 6 juin
La question renvoie à la thématique annuelle de la 21e édition du festival Cahors Juin jardins : Faire vibrer le pouls de la terre ou chercher un point de résonance entre le corps, la pensée et le sensible. Écouter ce qui circule au-delà des formes visibles. Les œuvres présentées à La Pouponnière s’inscrivent dans cette tension toute particulière, entre l’intime et le cosmique. L’enjeu n’est pas ici de représenter, mais de faire émerger une vibration qui relie.
Artiste plasticienne entre passé et présent, entre technique ancestrale et modernité, en dessin, broderie et sculpture, Florence Garrabé exprime ses réflexions et indignations concernant notamment, l’accaparement des territoires par les êtres humains à des fins destructrices.
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Faire par hasard une découverte inattendue et en saisir l’utilité… Plumes, coquilles, cosse, bois et autres végétaux… Gaëlle Villedary propose de restituer un temps de recherche en immersion à l’écoute d’un nouveau jardin, ponctué d’expérimentations et d’offrandes, au rythme du sol, du vent, des chants et du Komorebi, cette lumière du soleil qui filtre à travers les feuilles des arbres. Clair-obscur poétique.
Où : Jardin du Bord de l’Eau, avenue Guynemer
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Julie Legrand travaille le verre mais aussi les vases, assiettes, bols, coupes à glaces, saladiers, verres à shots, avec lesquels elle crée des totems qu’elle nomme ses Assemblées.
Invitée en 2018 à créer une Assemblée de verres dans la cour du collège Gambetta, elle autorise Juin Jardins à reconstituer ses Artéfacts réalisés par les stagiaires et l’équipe de Juin Jardins ainsi que deux pièces gracieusement offertes aux compagnons d’Emmaüs.
Où : Le Chai, avenue André Breton
Quand : Du 4 au 14 juin
Lucie Belarbi est une photographe plasticienne et vidéaste française. Ses mises en scène s’inscrivent dans un corpus au long cours, qui a pour sujet le corps des femmes, aux limites du réel et du fantastique, jouant avec les codes genrés.
Avec les horizontalités de sa série d’autoportraits, le corps allongé, série d’autoportraits, introduit dans l’espace un ralentissement et rend perceptible une forme de vulnérabilité, à la fois physique et symbolique. L’Illusion lunaire révèle la fragilité de nos modes d’attention et de la lisibilité du monde. Cette expérience sensible, intime, engage un questionnement collectif.
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Au commencement, il faut se faire inviter par un Arbre. Ex saxophoniste des Béruriers noirs, mastO pratique la photographie avec un vieil appareil mécanique moyen format, un pied lourd et de la lumière colorée.
Chaque photo est une pause de une à onze heures selon la lune et la saison. Les étoiles et les planètes labourent le ciel par la rotation de la terre et la douce lumière de l’onde céleste, révélant toutes les couleurs du spectre. Et quand Vénus surgit de l’orient, mastO ferme l’obturateur et l’aube efface un monde.
Où : Maison Lagrive, quai Lagrive
Quand : Du 5 au 7 juin
Autour de Jean Cocteau et du Journal d’un film, Les EpouxP s’inspirent des premières pages de La Belle et la Bête et créent un dispositif lumineux de draps blancs tendus sur des cordes à linge qu’ils baptisent L’indifférence des astres.
Le duo d’artistes Les Epoux P – Pascale & Damien Peyret, s’intéressent aux phénomènes de la mémoire sous toutes ses formes et développent une pratique hybride qui associe installation, création in situ, vidéo, photographie et son.
Où : Archives Départementales, rue des Cadourques
Quand : Vendredi 5 et samedi 6 juin
L’installation des EpouxP invite à une méditation sur l’unité de « notre petite planète » et rend hommage à l’humanisme d’Albert Kahn. Une œuvre sur le pacifisme ! Les EpouxP sélectionnent des crépuscules dans les Archives de la Planète pour créer une couronne solaire de clichés découpés en fines lamelles … un hymne cosmique à la beauté du monde !
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Thérèse Pitte et Philippe Pitet, partenaires dans la vie et dans l’art, mènent une recherche plastique au long cours centrée sur la représentation et l’intimité des éléments.
Leur travail explore l’environnement proche tout en s’ouvrant à des horizons plus vastes, interrogeant la frontière subtile entre la nature domestiquée et la nature sauvage, cette limite créée par l’humain moderne. Tous deux sont membres de l’atelier TA à Toulouse, où ils poursuivent cette réflexion artistique partagée.
Thérèse Pitte est artiste photographe plasticienne. Son travail de photographie minutieux construit avec précision les regards qui se posent dessus. Ses cadrages captent les battements de la vie, de l’intimité de la peau et du corps jusqu’à l’immensité des nuages au-dessus des montagnes. Sa pratique noir et blanc argentique comme numérique tend vers des recherches formelles proches du dessin.
Artiste plasticien, scénographe de l’exposition collective, à partir de médias variés – dessins, vidéo, peinture, son, volumes et installations – et à travers la contemplation du monde des femmes et des hommes, ce travail explore tous les champs de la mémoire humaine. Philippe Pitet pratique la bricologie et le recyclage, entre low tech et high tech et met en scène des histoires visuelles sans narration.
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Dispositifs sonores dans des troncs d’arbres creux. Quand les pics verts se mettent à faire du punk rock, est-ce que les arbres commencent à faire la fête ?
Quentin Destieu explore les médias numériques et leurs effets sur le développement de nos sociétés, il questionne un monde saturé par la technologie en jouant avec les frontières et les relations entre contre-cultures digitales et cultures populaires. Sa recherche interroge et met en avant les articulations entre pratiques activistes et avant-gardes artistiques actuelles.
Où : La Pouponnière, chemin de la Pouponnière
Quand : Samedi 6 et dimanche 7 juin
Le collectif Magica BAMBUSA regroupe des artisan.es.s bamboutier.es.s et propose des évènements dédiés à la magie du bambou, une plante locale aux qualités considérables permettant d’accélérer la transition énergétique.
Carine Merlino invite le public à venir jouer avec des pièces originales de bambou pré-découpées pour de nouvelles créations éphémères. La recherche de l’équilibre donne le mouvement. “L’atelier bambouca” de Carine Merlino est une fabrication de design d’objets en bambou.
Nicolas Fouilloud, artiste multi-matière, artisan et enseignant bambou, pratiquant du Land’art, de la sculpture et du tournage sur bois : scénographie, aménagements intérieurs et extérieurs, objets d’art.
Mattias Lambert possède un atelier dédié à la création de structures et objets sur mesure en lamelles de bambou. Mattias réalise des installations, scénographies et aménagements contemporains, pour l’intérieur et l’extérieur. Il conçoit des projets uniques qui allient artisanat, design et engagement écologique.
Philippe Dupouy tient un foodtruck dédié à la cuisine de bambou et aux plantes sauvages.
Pour un voyage sonore entre tradition japonaise et création contemporaine. L’Atelier Chikudo fabrique des flûtes en bambou inspirées de différentes cultures. Formé au Shakuhachi, flûte traditionnelle japonaise en bambou, Thomas Goulpeau fait battre le pouls de l’instrument.
Où : Installations allées Fénelon
Exposition Maison Boada, rue des Cadourques Quand : Du vendredi 5 au dimanche 7 juin
A. Le Jardin d’Ivresse – Allées des Soupirs
B. L’Enclos des Cordeliers – Rue Wilson, devant la chapelle du Collège Gambetta
C. Le Préau Lastié – Place Saint Urcisse
D. Le Jardin Biblique – Chevet de l’église Saint Urcisse
E. La Place des Épices – Place Alain de Solminihac
F. Le Jardin Mauresque – Rue du Petit-Mot
G. Le Courtil des Moines – Cour de l’Archidiaconé
H. Le Préau Céleste – Cloître de la Cathédrale Saint Étienne
I. L’Hortus des Dames – Square Olivier de Magny
J. La Chapelle des Basmes – Square Olivier de Magny
K. Le Jardin de la Sorcière et du Dragon – Rue du Château du Roi
L. Le Jardin du Troubadour – Rue du Four Sainte Catherine
M. La Cour des Caorsins – Rue Fouilhac
N. Le Jardin de Saint Jacques – Église Saint Barthélémy, partie basse
O. Le Jardin des Pèlerins – Église Saint Barthélémy, partie haute
P. Le Closelet des Croisades – Place Lucterius
Q. Le Petit Clos des Clarisses – Rue du Pape Jean XXII
R. Le Jardin du Passeur – Place Lafayette
S. Le Sentier du Colporteur – Partie basse du jardin du passeur, au bord du Lot
T. Le Capitulaire « De Villis » – Promenade de Coty
U. L’Hortus de la Fée Mélusine – Parc Philippe Gaubert